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Partenariat L'histoire , en France occupée. Après l'arrestation de son mari juif, Barny trouve refuge avec sa fille France dans une petite ville des Alpes. Elle est un peu excentrique, fort en gueule, courageuse, communiste et athée ; mais pour protéger sa fille, elle décide de la faire baptiser. Après cette rencontre, Barny retrouve chaque soir Morin pour parler de la foi et de l'engagement religieux, et bientôt les croyances de le jeune femme vacillent

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Partenariat L'histoire , en France occupée. Après l'arrestation de son mari juif, Barny trouve refuge avec sa fille France dans une petite ville des Alpes. Elle est un peu excentrique, fort en gueule, courageuse, communiste et athée ; mais pour protéger sa fille, elle décide de la faire baptiser. Après cette rencontre, Barny retrouve chaque soir Morin pour parler de la foi et de l'engagement religieux, et bientôt les croyances de le jeune femme vacillent Analyse et critique Dès la parution en du roman de Béatrix Beck, Jean-Pierre Melville a envie d'en tirer un film.

Il lui faut attendre huit ans avant de parvenir à concrétiser ce projet, non pas parce que le roman qui a obtenu le Prix Goncourt est difficile à adapter, mais parce qu'il lui faut trouver les interprète idéaux pour porter le film.

C'est en rencontrant Jean-Paul Belmondo que le personnage de Léon Morin prend enfin corps et que le cinéaste décide de se lancer dans l'aventure. Aventure car rien ne semble plus éloigné des préoccupations de ce cinéaste athée que cette histoire de conversion, d'autant qu'elle est racontée du point de vue de l'héroïne féminine, ce qui, au regard du l'univers très masculin de Melville, est un autre motif de surprise. Mais c'est que le cinéaste aime aller là où on ne l'attend pas et, après Bob le flambeur et Deux hommes à Manhattan , se frotter à un prix Goncourt n'est pas dépourvu d'attraits.

D'autant qu'il a sa propre vision - pleine du malice - du roman et que c'est une belle occasion d'évoquer cette période de l'Occupation si importante pour lui. Melville et Belmondo se sont croisés pour la première fois dans un escalier, sur le tournage d' A bout de souffle , où le cinéaste a accepté par amitié pour Godard de faire l'acteur.

Il se rend par la suite sur le plateau de La Ciociara de Vittorio De Sica pour convaincre l'acteur, d'abord réticent, d'endosser la soutane de Morin.

Il sent tout de suite chez lui une immense présence, sait qu'il est un grand comédien et sa prestation habitée dans Léon Morin va lui donner entièrement raison, Belmondo explorant avec ce rôle une nouvelle facette de sa personnalité. Pour incarner Barny, Melville porte son dévolu sur Emmanuelle Riva - qu'il a découverte dans Hiroshima mon amour - d'abord parce qu'elle ressemble physiquement à Béatrix Beck. Heureusement il n'y a pas que l'apparence, et l'actrice est littéralement éblouissante dans ce rôle, nous charmant par ses irrésistibles moues, nous faisant fondre par ses regards tristes.

Celle-ci est d'une grande inventivité, Melville ne se contentant pas de signer une reconstitution appliquée ou une adaptation littérale du texte. Chaque séquence montre à quel point Melville maîtrise parfaitement la grammaire cinématographique, le cinéaste parvenant à raconter son histoire, les rapports entre les personnages, leur évolution, juste par l'image.

On pourrait couper le son que l'on saisirait sans peine l'histoire et tous ses sous-textes. Melville n'en oublie cependant pas le son et entre les idées de mise en scène sonore et la finesse des placements musicaux, notre oreille est constamment invoquée.

Les réflexions théologiques et philosophiques virevoltent et se révèlent légères, portées par le charme, l'humour et l'engagement du couple d'acteurs. Le fait que l'athée Melville adapte un roman emprunt de religiosité, loin d'être un handicap, confère au film une richesse inattendue. Les échanges détonnent, surprennent, et l'on y entend à la fois les pensées du réalisateur et celles de l'écrivaine qui semblent ainsi discourir à une dizaine d'années d'intervalle. Si Melville déclare se garder de juger le fait religieux 1 , il n'empêche que l'on entend sa voix, aussi bien dans la bouche de Barny, qui a priori est la plus proche de ses convictions, que dans celle du prêtre Léon Morin.

L'adaptation du roman par Melville est une indéniable réussite. Si les dialogues de Bob le flambeur essentiellement écrits par Auguste Lebreton se révélaient empruntés et artificiels, ici tout sonne juste et naturel. La qualité d'écriture n'est jamais prise en défaut, aussi bien au niveau de la construction narrative - qui se révèle d'une précision et d'une minutie qui manquaient aux deux précédents films de Melville mais leur charme vient aussi de ce côté relâché - que de ces dialogues clairs, simples et directs qui permettent aux acteurs de toucher la vérité de leurs personnages.

Une des premières choses qui frappe à la vue du film, c'est la vérité qui se dégage de la description du petit village sous l'occupation italienne, puis allemande. Melville retrouve dans le roman de Béatrix Beck ce que lui-même a vécu et l'on sent son attachement à retranscrire l'ambiance de cette période si particulière de sa vie.

Ce n'est qu'un cadre, mais Melville y porte toute son attention, sa science des détails justes ancrant le film dans un terreau réel alors même que l'essentiel se passe dans la tête des personnages. Selon ses dires 2 , dans la version originale du film qui faisait plus de trois heures, Melville s'attachait plus encore à Barny et reléguait Léon Morin à l'arrière-plan. Mais même en l'état, c'est un magnifique portrait de femme, le seul film de Jean-Pierre Melville - avec Les Enfants terribles - où le point de vue du spectateur épouse celui d'un personnage féminin.

Le film prend à bras-le-corps la question du désir, le suspense du récit venant moins de la présence des forces d'occupation que de savoir si Morin va oui ou non tomber la soutane pour accueillir dans ses bras la belle et désirable Barny. L'ambigu Léon Morin joue de ce désir qui consume ses ouailles et, caché derrière sa tenue de prêtre, on sent qu'il prend du plaisir à faire fantasmer une Barny esseulée.

La conversion de Barny pour Melville, est une fausse conversion qui vise simplement à se rapprocher de Morin pour le mettre dans son lit. Bien sûr, il y a de la provocation de la part du cinéaste lorsqu'il résume ainsi son film, mais c'est effectivement cet aspect qui devient prépondérant et qui donne tout son sel à ce film pour le moins impertinent.

Mais il n'y a pas que l'humour et la sensualité. Ce que je pense de la foi, de l'existence de Dieu, du socialisme etc. Dans la version originale, l'accent était mis sur les conditions de vie dans le village, le personnage de Morin n'apparaissant qu'au bout d'une heure et quart de film. Melville y insistait également sur le caractère sexuel, sur la frustration des femmes abandonnées par leurs hommes.

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La seconde vie de « Léon Morin, prêtre »

Inconsciemment, peut-être que je recherchais Dieu. Je crois être allée vers lui poussée par le besoin d'une relation avec un homme, dont je pouvais espérer qu'il fût supérieur. En l'occurrence, sa force résidait dans le fait qu'il ne se laissait pas entraîner à la dérive par moi. Alors octogénaire, elle revenait en ces termes sur sa relation avec un prêtre, pendant la guerre de , qui lui inspira le troisième roman de son cycle autobiographique. Léon Morin, prêtre, paru chez Gallimard en , valut à la dernière secrétaire d' André Gide le 50e prix Goncourt.

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Léon Morin, prêtre

Suivre son activité abonnés Lire ses 3 critiques 4,0 Publiée le 18 décembre En , Jean-Pierre Melville n'est pas encore devenu le spécialiste du film policier à l'américaine reconnu au-delà de nos frontières. Il livre avec "Léon Morin prêtre" sa dernière chronique sociale. Dans la France occupée alors que les hommes sont partis sur le front ou au STO, les jeunes femmes d'une bourgade de France sont en émoi devant un jeune vicaire qui dispense la parole de Dieu selon des méthodes peu orthodoxes, n'hésitant Lire plus Suivre son activité abonnés Lire ses 4 critiques 3,0 Publiée le 10 février Avant ses plus grosses productions adulées par les Américains,Jean-Pierre Melville tournait des films plus minimalistes s'approchant de la chronique sociale. Comme "Léon Morin prêtre" Dans un petit village,sous la France de l'Occupation,et alors que les hommes sont au combat ou au STO,seules les femmes restent. L'une d'elles,dactylographe,tombe sous le charme d'un évêque attirant mais par définition inaccessible.

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